Vers un dépistage personnalisé à partir de 40 ans :

Le cancer du sein demeure une maladie grave, associée à des séquelles à long terme et ses traitements sont lourds, même à un stade précoce. Son pronostic est lié à la biologie et à la masse tumorale au diagnostic. Même si les traitements ont permis des avancées importantes, le dépistage du cancer du sein reste une nécessité. La mammographie de dépistage permet un diagnostic à un stade plus précoce et une diminution du risque de décès par cancer du sein. 2, 3, 4, 5, 6

Le dépistage actuel du cancer du sein dans les pays occidentaux est centré sur la mammographie, avec des modalités et des populations cibles variables d’un pays à l’autre, mais incluant les femmes de 50 à 69 ans au minimum (74 ans en France). Les modalités du dépistage tel qu’il est pratiqué aujourd’hui présentent cependant des limites : bénéfice limité, sensibilité imparfaite, sur-diagnostique, irradiation et démarrage à partir de 50 ans alors que plus de 20% des cancers surviennent avant 50 ans.

Il apparait nécessaire d’améliorer à la fois les performances objectives du dépistage et les performances ressenties par la population. Une des solutions d’amélioration est la mise en place d’un dépistage personnalisé dont la fréquence et les modalités dépendent du risque de chaque patiente. Un facteur de risque augmente la probabilité de développer un cancer du sein ; il est évalué statistiquement.

Cette approche individualisée, plus en phase avec les évolutions sociétales et médicales actuelles, a également l’avantage d’être théoriquement plus recevable par les personnes que le dépistage pour toutes sans distinction en dehors de l’âge.

Le dépistage et la prévention adaptés au niveau de risque sont des mesures usuelles en santé publique, validées dans de nombreux domaines comme le métabolisme, les pathologies cardio-vasculaires, l’infectiologie…

Un modèle très efficient de dépistage et prévention personnalisée en fonction du risque, est celui de la prise en charge des femmes à fort risque génétique de cancer du sein, en rapport avec des mutations germinales des gènes BRCA1/2, TP53, PALB2, etc. Il a pu être montré pour les cas les plus fréquents, en rapport avec BRCA1 et BRCA2, une amélioration de l’espérance de vie globale, par le dépistage spécifique intensif et/ou la prévention chirurgicale (niveaux de preuve II)7.

Avec les résultats de larges études prospectives actuellement en cours (Wisdom aux États-Unis, MyPeBS en Europe et une Étude Prospective au Canada) la majorité de la population devrait bénéficier d’une approche personnalisée du dépistage du cancer du sein, en permettant non seulement d’intensifier le dépistage des femmes à risque plus élevé, mais également d’espacer les examens de dépistage pour les femmes à risque plus faible.

En attendant ces résultats, le test MammoRisk permet d’ores et déjà au médecin de proposer un plan de dépistage personnalisé à sa patiente, avec éventuellement une fréquence plus importante ou un âge plus précoce de démarrage des examens, si elle est identifiée à risque plus élevé que la moyenne des femmes au même âge.

 

Source :

[1]Delaloge, S., Bachelot, T., Bidard, F. C., Espie, M., Brain, E., Bonnefoi, H., … & Jacquin, J. P. (2016). Dépistage du cancer du sein: en route vers le futur. Bulletin du Cancer103(9), 753-763.

Références :

[2] , Broeders M, Moss S, Nyström L, Njor S, Jonsson H, Paap E, Massat N, Duffy S, Lynge E, Paci E; EUROSCREEN Working Group. The impact of mammographic screening on breast cancer mortality in Europe: a review of observational studies. J Med Screen. 2012;19 Suppl 1:14-25

[3] Mandelblatt JS, Stout NK, Schechter CB, van den Broek JJ, Miglioretti DL et al. Collaborative Modeling of the Benefits and Harms Associated With Different U.S. Breast Cancer screening Strategies. Ann Intern Med. 2016 Feb 16;164(4):215-25.

[4] Marmot MG, Altman DG, Cameron DA, et al. Independent UK Panel on Breast Cancer Screening. The benefits and harms of breast cancer screening: an independent review. Lancet. 2012 Nov 17;380(9855):1778-86.

[5] Myers ER, Moorman P, Gierisch JM, Havrilesky LJ, Grimm LJ, Ghate S, Davidson B, Mongtomery RC, Crowley MJ, McCrory DC, Kendrick A, Sanders GD. Benefits and Harms of Breast Cancer Screening: A Systematic Review. JAMA. 2015 Oct 20;314(15):1615-34.

[6] Lauby-Secretan B, Scoccianti C, Loomis D, Benbrahim-Tallaa L, Bouvard V,et al. International Agency for Research on Cancer Handbook Working Group. Breast-cancer screening–viewpoint of the IARC Working Group. N Engl J Med. 2015 Jun 11;372(24):2353-8

[7] Saadatmand S, Obdeijn IM, Rutgers EJ, Oosterwijk JC, Tollenaar RA, et al. Survival benefit in women with BRCA1 mutation or familial risk in the MRI screening study (MRISC). Int J Cancer. 2015 Oct 1;137(7):1729-38

 

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